Le réseau social des étudiants de l'Alliance Française de Bombay

Lien permanent Réponse de Vaidehi Palshikar le 6 août 2011 à 14:08 L'ELIXIR
Devant une page blanche
Je me trouve
Aucune raison, aucune justification
J’y découvre
Toutes les lettres volées
Toutes utilisées
Que c’est exigent!
Les 26 points à préciser!
Non je m’efforce
Je me pousse
Dans la blancheur des pages grisatres
Je m’y jette
À fond
Afin d’y réperer
Mon Moi profond
Non je comprends bien
Des mots qui m’echappent
Me narguent de loin
Je ne céderais pas
À cette virginité apparente
Je l’écraserais, je la tacherais
Avec le sacré encrier
Enfin voilà que ça sort
Ça s’exteriorise
Le catharsis s’est déclenché
Rien au monde ne pourra ralentir
L’écoulement de cet Elixir
Elixir qui a noirci les pages blanchâtre
Elixir qui m’a aide à renaître

Lien permanent Réponse de Vaidehi Palshikar le 6 août 2011 à 14:09 AUTO PORTRAIT [ROBERT DESNOS]
Desnos, on m’appelle
Qui sait, pourtant quel
Certitude il y en a
Robert, on m’ nomma
Boulevard Richard-Lenoir
Ou Cimtière Monparnasse
Plutôt L’Allemagne nazie?
Ces camps de concentrations
De mon corps froid
De mon âme errant
Toujours si errant
Tel qu’erre l’air
L’air si deicieux
Si savoreux
Si Libre
Bribes dispercés
De mon Moi fragmenté
En quête
Toujours en quête
A travers les ombres
De petites faites
L’autodidacte
Somnambulistique
Malade du typhus
Où mêlent mes fantômes
Fantastiques
Qui suis-je?
Si pas une ombre lourde
Parmi les ombres sèches
Sinon une fantôme violette
Errant, enfin errant,
Toujours errant, en une quête
Lien permanent Réponse de AF Guide le 17 août 2011 à 10:44 
Lien permanent Réponse de Vaidehi Palshikar le 17 août 2011 à 21:42
Viens.
Plonge-toi
d
a
n
s
les espaces entre les rayons des
syllabes
que nous tissâmes tout l’été
taquinant, testant, nos langues tordant
entre
les espaces entre les rayons des syllabes.
Mais l’été mourut, comme toujours
et les torrents emportèrent l’a e i o u
emportèrent toutes les consonnes
et les constantes
laissant seulement les
e s p a c e s.
Puis le déluge partit pour l’hiver aride
mais le cycle de vie est, soudain, vivable
car on me montre du doigt
un nouvel été des syllabes.
(Poeto-graphie : Photo par Vaidehi, texte par Archana)
Lien permanent Réponse de Puneeta BUDHRAJA le 5 septembre 2011 à 12:22 
Lien permanent Réponse de Vaidehi Palshikar le 5 septembre 2011 à 20:13 :D !! t'as mis ma photo aussi..!
Lien permanent Réponse de Puneeta BUDHRAJA le 9 septembre 2011 à 17:05 Wow Puneeta, c'est émouvant...

Lien permanent Réponse de Vaidehi Palshikar le 10 septembre 2011 à 22:29 Merci Archana, j’écris rarement des poèmes. Et ton poème, c'est très bien écrit . J'adore la photo de Vaidehi :)
Archana Jayakumar a dit :
Wow Puneeta, c'est émouvant...
Lien permanent Réponse de Puneeta BUDHRAJA le 11 septembre 2011 à 13:21 :D ! Merci Puneeta.. Ton poeme est tres beau aussi..! :D
Puneeta BUDHRAJA a dit :
Merci Archana, j’écris rarement des poèmes. Et ton poème, c'est très bien écrit . J'adore la photo de Vaidehi :)
Archana Jayakumar a dit :
Wow Puneeta, c'est émouvant...
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